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Je vais vous parler de ma passion pour l'orchestre : j'ai toujours aimé que des instrumentistes se rencontrent et partagent l'amour qu'ils ont pour leur instrument et la musique qu'ils interprètent. Jouer de la musique, c'est raconter une histoire, c'est dialoguer entre musiciens, parfois se chamailler mais toujours se réconcilier... Il y a des sentiments très nobles dans la musique telle que je la conçois. Et chaque instrument peut raconter une même histoire différemment. Et cent musiciens qui jouent du même instrument peuvent eux aussi raconter la même histoire de cent façons différentes.

Je me rappelle avoir assisté à la représentation de la "Symphonie des Jouets" de Josef Mozart dans l'église de mon village. Pendant l'entr'acte, les musiciens nous avaient invité à venir les voir et observer ces jouets anciens dont ils se servaient pour jouer leur partition. J'étais tout gosse à l'époque et ce qui m'avait marqué, ce n'était pas le simple fait que les musiciens avaient apparemment retrouvés de vieux jouets en métal, tous plus beaux les uns que les autres, mais c'était surtout que tant d'instruments si différents pouvaient ensemble jouer la même musique en apportant chacun une petite touche à la manière d'un peintre qui réalise une toile en choisissant sur sa palette les couleurs dont il a besoin pour magnifier son œuvre.

Depuis ce jour, je suis curieux de découvrir de nouveaux instruments, de les entendre raconter leur histoire et j'aimerais pouvoir écrire pour eux. Et j'ai de quoi m'occuper pour le restant de mes jours car, tenez-vous bien : il existe au moins six millions d'instruments différents de par le Monde !

Je crois que je devrai en sélectionner seulement quelques-uns pour mon Orchestre ...

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Des millions d'instruments !

Lorsque l'on explore de nouveaux instruments, on cherche bien souvent - c'est humain - à les regrouper en catégories.
Mais présenter une telle classification suppose de décrire chaque catégorie proposée en laissant de côté toute la partie subjective qui me pousse irrémédiablement à m'intéresser à ces instruments. C'est pourquoi, au lieu de vous présenter une liste - forcément non-exhaustive - d'instruments, auquel cas vous auriez l'impression de lire la Table de Mendeleïev - ça rappellera des souvenirs à certains -, je préfère vous présenter un à un les instruments que j'aime et vous expliquer pourquoi je les aime. Et puis, si le sujet vous intéresse, vous trouverez dans la partie Composer des détails de mon travail de compositeur vis-à-vis de chacun de ces instruments.

Je vous présente dans une autre page mes instruments de prédilection, à savoir le piano et l'harmonica. Passons à présent en revue les instruments dont je ne joue pas - ou si peu - mais que j'apprécie tout particulièrement et pour lesquels j'aime écrire. Je ne vous ferai pas l'affront de vous expliquer ce qu'est un violon ou une contrebasse, je me contenterai de vous présenter des instruments bien souvent absents des orchestres symphoniques et qui auront, je l'espère, toute leur place dans mon Orchestre . Si vous vous reconnaissez, cher musicien, chère musicienne, dans la pratique de l'un de ces instruments et que vous pensez en jouer suffisamment bien pour nous apporter votre expérience d'instrumentiste, rejoignez l'orchestre en remplissant le formulaire.

La vielle à roue


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J'ai entendu jouer pour la première fois de cet instrument au sein d'un ensemble composé exclusivement de vielles à roue lors d'un concert donné par une association. J'étais allé applaudir ma compagne qui jouait de l'accordéon diatonique dans un autre ensemble. Un concert de musique folklorique, donc.

La vielle à roue a un son très strident parfois mais néanmoins joli et surprenant. Il n'en faut pas beaucoup pour remplir une salle de leur son si particulier. Ce qui fait pour le moi le charme de cet instrument, c'est l'association de bourdons et de cordes sympathiques qui permettent de faire résonner une mélodie comme nul autre ne sait le faire.

La manière d'en jouer elle aussi est originale car, comme son nom l'indique, on ne frotte pas les cordes à l'aide d'un archet comme pour le violon, mais on fait actionner une roue qui vient frotter les cordes. Et ne croyez pas que la manivelle à tourner soit quelque chose de facile ou de répétitif : il faut un an d'apprentissage pour comprendre comment tourner cette manivelle et donner les coups de poignet nécessaire au déclenchement de la rythmique.

Ce qui m'a frappé lorsque l'une des exécutantes du morceau que je venais d'entendre a présenté son instrument à ma demande insistante (en fait, il ne m'a pas fallu insister beaucoup, tant la passion et l'envie de découvrir habitait l'âme de cette musicienne), c'est que l'instrumentiste doit tenir la vielle sur ses genoux, en la penchant vers le sol. En effet, les touches sur lesquelles on appuie pour jouer les notes de la mélodie, qui appuient sur la tige du clavier et font ainsi vibrer la corde à l'endroit voulu, ne sont pas munies de ressorts qui permettraient pourtant de relâcher les touches et rendre le jeu plus aisé. En fait, s'il n'y a pas de ressort, c'est parce qu'à l'époque, il n'avait pas encore été inventé ! Ainsi, pour que la touche enfoncée soit suffisamment relâchée pour permettre à l'instrumentiste de jouer une autre note, eh bien elle doit descendre par gravité, comme si elle chutait, d'où l'absolue nécessité de tenir l'instrument penché vers le sol !

Si vous désirez en savoir plus sur cet instrument, je vous conseille l'excellent site de l'association la Vielle dans tous ses Etats.

Le nikelarpa


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De facture semblable à la vielle de roue, le nikelarpa associe un jeu de touches à celui de l'archet : je le vois en quelque sorte comme la rencontre du violon et de la vielle à roue. Le son de cet instrument est moins cristallin que celui de la vielle à roue, moins brillant en tout cas, mais il rappelle tout de même ce son si particulier, si stridant bien que très agréable qui caractérise les instruments baroques. Il est difficile de trouver un site consacré au nikelarpa. Je vous laisse le découvrir sur la seule page que j'ai pu trouver sur cet instrument. Si l'auteur veut bien se manifester...

Le luth


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Mon intérêt grandissant pour la musique baroque m'a amené tout droit à découvrir le luth. Ce que j'apprécie tout particulièrement dans le son de cet instrument, c'est son aspect cristallin qui le différencie de la guitare classique ou folk. Son jeu est beaucoup plus mélodique qu'harmonique et c'est pourquoi on en joue souvent en groupe. J'aimerais beaucoup écrire pour un ensemble de luths, ne serait-ce qu'arranger des partitions pour chorales en les adaptant à un groupe de luthistes.

Vous trouverez de précieuses informations à propos de cet instrument sur le site de la Société française de luth.

Le théorbe


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Un instrument vraiment très impressionnant de par sa taille, le nombre de ses cordes, mais aussi et surtout pour l'alliance du son cristallin du luth et du son plus chaud de la guitare sèche. Il fait partie de la famille des archiluths et vaut vraiment le détour.
Comme le dit avec beaucoup d'humour Jean-François Zygelpianiste, compositeur français, professeur au C.N.S.P. et présentateur de "La Boîte A Musique", "ça fait un peu prétentieux", mais c'est tellement agréable à écouter... Pour moi, le meilleur représentant de cet instrument, un artiste qui en joue magnifiquement et ne peut que vous faire aimer son instrument, c'est Daniel Zapico.

La guitare acoustique


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Est-il besoin de préciser ce qu'est une guitare ? C'est un instrument tellement joué dans tellement de styles ! Le modèle que vous voyez ci-dessus est une guitare classique : trois cordes en métal, trois cordes en nylon ; la guitare folk, quant à elle, a ses six cordes en métal. Ce qui me frappe chez cet instrument, c'est ce son chaud et brillant tout à la fois qui fait résonner de la plus belle façon tout ce que l'on fait avec elle : même le frottement des doigts sur les cordes est joli ! Ecoutez pour vous en convaincre I'm Carrying de Paul McCartney.

Il existe tellement de bons guitaristes aujourd'hui qu'il serait vain d'en dresser une liste exhaustive...

L'accordéon diatonique


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Avec un système équivalent à l'harmonica diatonique avec lequel vous obtenez une note en soufflant dans une ouverture et une autre note en aspirant dans la même ouverture, vous obtenez à l'accordéon diatonique une note en poussant et une note en tirant. Souvent relégué au musette, l'accordéon est pourtant capable de vous transporter dans des univers folkloriques et mélancoliques avec une richesse sonore inégalée. En effet, la résonance de ses accords joués à la main gauche couplés au jeu mélodique de la main droite n'ont pas leur pareil pour emplir l'espace.

J'aime beaucoup composer pour cet instrument. Ma première composition, que je vous propose de télécharger librement est La Scottish du Père Bertrand. C'est une mélodie simple, répétitive, mais que mes amis accordéonistes aiment jouer car elle fait danser immédiatement tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la musique populaire.

Je suis originaire de la Champagne et, dans cette région, la culture folklorique est en train de disparaître... Nous n'avons plus de chants régionaux, plus de coutumes, le patois champenois est relégué aux oubliettes... Tout le monde aujourd'hui dénigre ce qui semble trop populaire, préférant des instruments plus "nobles" comme le violon ou le piano. Mais il faut savoir qu'à l'époque de Louis XIII, si l'on préférait jouer du pardessus de viole, c'est parce que le violon était un instrument des rues et l'on ne voulait pas faire venir dans la Cour du Roi des instruments joués par l'homme de la rue. Ce que je veux dire, c'est que, si personne n'avait imposé cet instrument particulièrement négligé à l'époque, on n'aurait jamais cherché à exploiter ses ressources ! Aujourd'hui, on réagit de la même façon avec l'accordéon et l'harmonica et c'est bien dommage... Heureusement, quelques artistes courageux font beaucoup pour cet instrument, notamment cet accordéoniste fameux : Marc Perrone.

La flûte de pan


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Voilà un instrument qui ne date pas d'hier : on en trouve des vestiges en Ukraine mériodionale qui datent de 2 000 avant Jésus-Christ !

A l'origine, la flûte de pan est diatoniqueon ne peut jouer que les sept sons de la gamme diatonique, bien souvent la gamme Majeure, mais depuis le XXème siècle, avec l'invention du naï roumain et son représentant
le plus fidèle, Gheroghe Zamfir, il est tout à fait possible d'apprendre les techniques permettant de jouer toute la gamme chromatique.
D'ailleurs, Zamfir n'a pas son pareil pour être à l'aise aussi bien en jouant de la musique folklorique roumaine qu'en interprétant les tubes du classique ou de la pop, que ce soit en solo ou en orchestre.

Le son de la flûte de pan a quelque chose de lointain, perçant parfois... Souvent, on croirait presque que le musicien siffle sa mélodie au lieu de la jouer mais on entend tout de même ce souffle si caractéristique... Comment vous dire ? Le mieux est encore d'écouter Zamfir en jouer !

La flûte à bec


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Charles Koechlincompositeur du XXème siècle auteur du célèbre Traité de l'Orchestration disait qu'apprendre la flûte à bec dans les écoles primaires était une "excellente initiative". Malheureusement, on a obligé les institutrices à enseigner la pratique d'un instrument qu'elles connaissaient mal, ce qui a laissé dans l'esprit de nombreux français que la flûte à bec - en plastique, qui plus est - est un instrument purement scolaire, affreux voire ridicule.

Peu de gens savent que la flûte - en bois - était d'un usage très courant au Moyen-Age et qu'il en existaient de nombreuses sortes. Aujourd'hui, seules subsistent la sopranino, la soprano, l'alto la ténor et la basse. Leur son a de quoi faire rêver : je ne retrouve pas la chaleur de la clarinette, le son est un peu moins rond, mais il y a quelque chose de velouté dans le son de la flûte droite, quelque chose de pur et de mystérieux que je ne retrouve nulle part ailleurs. Et puis, entendre le souffle d'air caresser un tube creux en bois me laisse toujours des souvenirs sensoriels incomparables.

J'aime beaucoup écrire pour la flûte. Vous pourrez d'ailleurs écouter bientôt des compositions que je suis en train d'écrire pour flûtes et piano.

Je publierai également prochainement une vidéo où vous me verrez jouer de la flûte. En attendant, je vous laisse écouter le grand flûtiste Sébastien Marcq.

Le xaphoon


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C'est Brian Wittman, un luthier amateur, qui a inventé en 1970 ce curieux instrument : l'objet ressemble à une petite flûte surmontée d'une embouchure de clarinette avec une anche de saxophone. Le son du xaphoon en bambou ressemble à s'y méprendre - à moins d'être érudit - à celui d'une clarinette alors que le modèle en plastique injectéon ramollit le plastique que l'on injecte dans un moule et on refroidit l'instrument ainsi créé se rapproche du son du saxophone. Je vous laisse le découvrir sur le site officiel du xaphoon.

Le didgeridoo


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Voilà bien un instrument dont je pourrais vous parler pendant des heures tant je l'apprécie. Mais rassurez-vous, je vais essayer de faire court... C'est sans doute l'un des instruments les plus anciens que je connaisse. Je ne sais pas de quand il date, certains disent 6 000 ans, d'autres 60 000... En tout cas, c'est vraiment un instrument primitif, puisque c'est à l'origine une branche d'eucalyptus dévorée par les termites dans lequel on souffle en faisant vibrer ses lèvres. Mon professeur, Sylvestre Soleil, est un Maître en la matière : il est capable de sortir plusieurs harmoniques de cet instrument des Arborigènes d'Australie et de jouer une musique qui vous enveloppe et vous fait voyager... Il faut entendre jouer un ensemble de huit didgeridoïstes dans une cave voûtée pour se rendre compte de la puissance sonore de cet instrument et des sensations que l'on peut ressentir à son écoute ! En se servant de ses joues, son ventre, sa gorge, on peut trouver une grande variété rythmique mais également, grâce à la technique du souffle continu, on peut faire sonner un bourdon qui semble futuriste tellement le son est particulier.

Si vous désirez en savoir plus sur ce magnifique instrument, je vous conseille d'aller faire un tour sur le site de l'association Vent du Rêve.

Le cymbalum


C'est en écoutant un concert de Gheorghe Zamfir à Paris alors accompagné de son orchestre folklorique roumain que j'ai découvert et suis tombé amoureux du cymbalum. Le son de cet instrument est très métallique et pour cause ! En fait, il ressemble un peu à la harpe d'un piano, mais sans caisse de résonance. Le compositeur Yanni utilise souvent le cymbalum dans son orchestre. Parfois, on rencontre dans les couloirs du métro parisien un musicien qui joue d'un cymablum qu'il porte à son cou (je plains son dos dans quelques années...). Si vous désirez en savoir plus sur Toni Iordache, le "Roi du Cymablum", je vous laisse aller faire un tour sur ce site.

La clarinette basse


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Quel dommage que l'on ne puisse pas entendre plus souvent cet instrument ! Cet ancêtre direct du saxophone a justement la particularité de pas sonner comme un saxophone mais bien comme une clarinette au son si chaud, si rond... J'ai eu la surprise de voir et d'entendre Marcus Miller jouer de la clarinette basse en final d'un concert et je puis vous assurer qu'il en joue magnifiquement !

Si la clarinette vous fait vibrer aussi, si vous aimez toutes ces couleurs chatoyantes que l'on peut tirer de cet instrument et que vous désirez en savoir plus sur la clarinette basse et la clarinette contrebasse, je vous laisse aller faire un tour sur le site d'Olivier Faure.

Le cornet à bouquin


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Voilà bien un instrument que le Monde semble avoir oublié jusqu'à son nom ! Pourtant, il suffit d'écouter William Dangois en jouer pour être aussitôt sous le charme de cet instrument dont Palestrina, ce compositeur du XVIème siècle, a écrit de si belles pièces...

Le son très clair de cet instrument est très proche, selon moi, de la voix humaine, bien plus en fait que la trompette dont le son est si proche. Si proche, mais non cuivré comme celui de la trompette, le son du cornet à bouquin a de quoi charmer !

La scie musicale


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Voilà l'illustration parfaite de ce que j'aime chez les artistes de tout poil : cette envie d'imaginer, de chercher encore et encore et de finir par rendre artistique ce qui, au premier abord, n'est que purement fonctionnel.

La scie musicale ressemble à une vulgaire scie égoïne que l'on vient frotter sur sa tranche lisse à l'aide d'un archet. Le son est très étrange, futuriste, amusant... Le regretté Raymond Devos aimait en jouer sur scène tant son effet comique et son jeu pourtant mélodieux sont impressionnants. Il n'est pas si facile d'en jouer car il faut trouver la courbure qui donne la note juste, mais comme cela a l'air d'un gag, on pense au premier abord que l'on ne va rien en sortir et pourtant... Quand on a vu Mars Attacks, on ne peut plus entendre de scie musicale sans penser à ce film, ce qui à mon sens en renforce l'effet comique.

Je vous laisse découvrir le grand spécialiste de la scie musicale qu'est Jean-Claude Welche.

Le Thérémine


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Cet instrument est en quelque sorte la version électroacoustique de la scie musicale, mais dont les possibilités rythmiques sont étonnantes. Pourtant, ce boîtier affublé d'une antenne apparemment banale n'a l'air de rien et quand la grande spécialiste Lydia Kavina en joue, on croit tout d'abord à une supercherie : en effet, l'artiste semble faire des mouvements de violoniste dans le vide et, entre nous, c'est un peu ce qu'elle fait... Sauf qu'elle connaît parfaitement bien son instrument et sait quels mouvements extrêmement précis elle doit exécuter ! Jouer d'un instrument n'est pas toujours aisé, mais jouer d'un instrument invisible c'est, vous vous en doutez, beaucoup plus difficile et pourtant... Je suis étonné de ce que l'esprit humain est capable d'inventer, de ce que l'Homme - bon, la Femme, dans le cas de Mme Kavina - est capable de réaliser avec finalement peu de choses...



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