Je crois qu'on écrit pour créer un monde dans lequel on puisse vivre.
(Anaïs Nin, femme de lettres américaine d’origine franco-cubaine connue pour ses récits érotiques)
Je veux être utile à vivre et à rêver.
(Etienne Roda-Gil, parolier français)
Je joue de la musique depuis l'âge de sept ans. Au tout début, ce qui me motivait, c'était de pouvoir jouer de ma flûte à bec les mélodies que j'entendais sur mes disques. Je me rappelle que j'adorais jouer "Washington Square" interprété par The Village Stompers, un excellent groupe de dixieland.
Avec le temps, au fur et à mesure que mon répertoire déjà très éclectique s'étoffait, je m'amusais à déformer mes nouveaux morceaux pour en faire des interprétations différentes.
Ce n'était pas toujours très réussi mais ça avait le mérite d'être très personnel. ![]()
Bien plus tard, lorsque j'ai découvert les joies de l'harmonie grâce à mon professeur de piano de l'époque, Alain-Philippe Julliard, je me suis amusé à enchaîner des accords et tenter d'improviser des mélodies par-dessus. Puis, à force de chercher, je me suis rendu compte que l'enchaînement des accords eux-mêmes, un peu au hasard, pouvaient provoquer chez moi des sensations différentes et je me prenais alors à rêver et à imaginer des ambiances dans lesquelles cette musique pouvait s'insérer.
En fait, depuis que je suis tout gosse, chaque fois que j'entends une musique qui me plaît, je vois des images défiler devant mes yeux. Avec le temps, l'inverse devenait possible : des situations de la vie courante m'inspirait des musiques. C'est alors que j'ai fait le lien entre des images vécues et les ambiances que je créais sur mon piano. Les prémices de la composition étaient déjà installés...
Cependant, c'est une autre histoire de faire passer les sentiments que l'on ressent à un public qui ne vous connaît pas, dont la culture est peut-être bien différente de la vôtre et qui va interpréter ce que vous lui jouerez de manière parfois complètement différente du message sensoriel que vous désirez lui transmettre.
C'est pourquoi je me suis intéressé de très près à l'étude des genres musicaux : je voulais être sûr de jouer mes compositions et improvisations suffisamment bien pour que les auditeurs puissent s'installer confortablement dans une valse ou une ballade et apprécier ce que je leur jouais.
Mais ma soif de curiosité me poussant à virevolter d'un instrument à l'autre, à aller dépenser les quelques francs qui me restaient en poche dans l'achat d'une nouvelle flûte ou d'un ocarina, la passion que j'ai mise à découvrir de nouveaux sons, de nouvelles manières de jouer de la musique, ont eu pour conséquence une telle dispersion que j'ai longtemps négligé la pratique assidue du piano. Aussi, si je me considère aujourd'hui comme un honnête pianiste, je suis loin d'être le virtuose que j'ai autrefois rêvé d'être et les compositions que je peux inventer au piano sont parfois très limitées.
C'est pour ne plus être limité par des contraintes techniques que je me suis intéressé de près à l'écriture musicale. Avec une bonne connaissance théorique des instruments d'un orchestre et de bonnes bases d'écriture, tout devient possible car l'on n'est plus heurté aux difficultés d'aborder les instruments : l'imagination peut reprendre son envol...
Apprendre à composer par l'écriture, ce n'est pas chose facile, non que l'écriture en elle-même soit difficile en soi, mais parce qu'il y a dans ce domaine une grave lacune pédagogique ! Combien de méthodes ai-je achetées pensant y trouver des "trucs" et des astuces me permettant d'écrire pour plusieurs instruments ! Encore aujourd'hui, il existe de nombreux sites tentant de vous faire croire que vous pouvez devenir le prochain Mozart en "deux clics de souris" ! Quelle arnaque ! Non, l'écriture ne peut s'apprendre que pas à pas : c'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est à force d'écrire, de gommer et de récrire que l'on acquiert petit à petit de l'assurance en composition. Et c'est par les contraintes imposées que l'on peut se forcer à dépasser ses réflexes pour tenter d'aller chercher ailleurs ce que l'on peut écrire. Mais pour cela, il faut de l'aide... Et de l'aide, j'en ai trouvé chez un très grand pédagogue, Jean-Luc Kuczynski qui a fondé la célèbre école de composition musicale par correspondance Polyphonies.
Voilà trois ans que je prends des cours chez Polyphonies, à mon rythme, essayant toujours d'intégrer le plus d'informations et de techniques possible afin de ne jamais brider mon imagination. Encore deux longues années d'étude qui promettent d'être très enrichissantes !
Vous vous rendrez sûrement compte de mes progrès en la matière en écoutant mes chansons et mes compositions instrumentales.